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 I am a soldier on my own, I don't know the way

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MessageSujet: I am a soldier on my own, I don't know the way   Jeu 17 Juil - 21:51



Vodka. Pour faire dans l'originalité, hum. Le même genre de bouteille tous les soirs, ça en devenait lassant. Toutes les nuits la tournée des boites, et elle rentrait avec la sale envie de dégueuler durant des heures, chaque fois, oui. Pas uniquement parce qu'elle était bourrée, en fait. Aussi parce que tous les soirs, Sansa avait le droit à des avances salaces, de la part d'inconnus tout aussi salaces, qui la ramenaient à des souvenirs encore plus salaces. Et ces souvenirs-là, à les avoir encore en tête, tout un chacun aurait eu la soudaine envie de vomir. Pourtant elle continuait, jour après jour, elle ne savait pas trop au juste pourquoi. Elle devait être un peu maso sur les bords. Peut-être qu'elle avait peur de paraître lâche vis à vis de son entourage malsain si elle leur disait « cette fois-ci je rentre sobre, et tôt » - ce qui paraissait être une peur idiote, sachant qu'elle faisait office de leader et qu'elle avait tous les droits dans la bande. Ou alors c'était certainement qu'elle ne s'estimait pas digne d'être un peu heureuse. Après ce qu'on lui avait déjà fait, elle ne voyait pas tellement pourquoi elle aurait du s'épargner. Elle avait déjà tout d'une cause perdue, après tout.

Heureusement, elle avait des chats pour l'aimer. Dix-sept, très exactement. Elle avait trouvé un maître pour l'un d'entre eux, un petit noir, qui devrait donc partir dans la journée ; ça lui donnait l'occasion d'en récupérer trois de plus, environ. Elle était devenue une sorte d'annexe de la SPA, et elle était connue en tant que telle, dans le quartier. A son arrivée, elle était la mystérieuse bimbo, riche héritière sortie de nul part ; puis les gens avaient appris à la connaître, et elle avait chopé le surnom de future vieille aux chats. En soi, ça lui plaisait assez. Sauf qu'il y avait aussi des inconvénients : les réveils, notamment. Dix-sept chats en train d'essayer de la faire tomber alors qu'elle tentait, tant bien que mal, d'atteindre la cuisine avec sa gueule de bois, et ce dans l'unique but de nourrir ses protégés. C'est qu'elle était plutôt comique, et ce malgré elle : la robe de soirée de la veille, toute froissée et à moitié coincée dans son shorty en dentelle ; le soutif qu'elle avait enlevé à l'arrache tragiquement transformé en jouet pour l'un des chats ; les cheveux en bataille qui puaient l'alcool et... « aïe, je me suis cassé un ongle sur le plan de travail, merde ! ». Bref, canonissime.

Problème. Des chats, tout en faisant son café, elle n'en avait compté que quatorze. Il fallait décompter Feel cat, le plus tarte de tous, grandement handicapé et qu'elle devait porter sur ses épaules (il avait du mal à marcher) ainsi que nourrir à la main (les autres lui filaient des baffes pour qu'il n'accède jamais à la gamelle tant convoitée). Ça faisait toujours deux félins en moins. « Où sont Tic et Tac ? » (ah, le malheur d'être à court de prénoms). Un concert de miaulements lui avait immédiatement répondu, plein de petits « j'en sais rien » affamés. Alors Sansa avait laissé ses yeux balayer l'appart, merveille de luminosité et de décoration d'intérieure sur laquelle elle avait littéralement flashé et qui lui avait tout de même coûté quelques millions. Et elle avait retrouvé ses chats perdus. Aux pieds d'un inconnu. Tic, le mâle, l'observait avec un regard de chasseur, posté à la manière d'un chien de garde, tandis que Tac, la femelle, se frottait aux jambes non identifiées en ronronnait tout son soûl. Et Sansa en avait fait tomber son café, tasse explosée en morceaux sur le précieux carrelage, liquide chaud répandu sur le sol. « Vous êtes... ? » Elle sentait déjà ses ongles s'allonger pour devenir des griffes, ses dents se tailler pour devenir des crocs, sa peau commencer à prendre une teinte plus foncée.

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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Ven 18 Juil - 22:05


Seolchan s'attendait à beaucoup de choses en rentrant. On l'avait prévenu. Elle est riche, très riche. Toute une vie de travail chez elementary ne suffirait pas à égaler le quart de sa fortune. Elle est tellement blindée que ça en devient vulgaire. En résumé, il s'attendait presque à un château. Ça n'aurait pas été si étonnant, un bon gros château baroque du style de ceux des rois d'Europe, vu le portrait dépeint dans son dossier. Au lieu de ça, il avait trouvé la porte ouverte d'une sorte de studio géant, d'une luminosité à en faire mal aux yeux, et à la décoration absolument parfaite digne des plus grands magazines suédois. Pourtant il y avait quelque chose de plus, une ambiance un peu plus vivante. Il ne s'y sentait pas trop mal, c'était déjà un bon point.

« Sansa ? » Pas de réponse. Il vérifia l'heure. Aucune erreur possible. Il resta un moment à la porte, droit comme un i, son sac de voyage presque plus lourd que lui sur l'épaule, dans l'espoir d'obtenir un signe de vie de sa cliente. Au bout d'un temps et de fourmis lui montant dans les jambes, il se décida à retirer ses chaussures et à rentrer complètement. La seule forme de conscience de l'appartement déboula alors devant lui comme un canon, avec les poiles en prime. Un chat se rua sur ses jambes et s'y frotta allègrement avec un regard amoureux. Un autre le regardait de loin avec un air méfiant. Bon, il y avait au moins les animaux. Il s'aventura un peu plus à l'intérieur -en évitant d'écraser le chat transi, et ouvrit de grands yeux ronds. Sa cliente était là, endormie dans son lit, mais elle n'était pas seule. Un groupe, ou plutôt une armée de chats dormait paisiblement sur et à côté d'elle. Il y en avait tellement que Sansa semblait recouverte d'une couverture en patchwork. Elle était loin de la fille à l'aura surpuissante qui l'avait fait se stopper comme un idiot au beau milieu du couloir d'elementary. Mais cette face-là ne lui déplaisait pas, elle avait quelque chose d'attendrissante.

Il s'installa sur le canapé en attendant, son sac à ses pieds, toujours aussi droit, le chat essayant de se nouer à ses jambes en attendant le réveil de la belle. Le temps sembla long, avant qu'enfin il y eut du mouvement. La grosse boule de poil désormais bruyante au possible s'agitait autour d'une paire de jambes. Il n'osa pas faire un mouvement. Alors, il observa simplement Sansa en train de se débrouiller pour marcher droit. Elle aurait pu faire peur, avec sa dégaine de... simplement de fille qui avait profité de sa soirée. Grosse envie de rire quand il vit un chat à l'allure mal-aimable au possible accroché à son épaule. Le tableau était magnifique. Et le pire était que même à ce moment, il arrivait à la trouver belle. Quelque chose ne tournait pas rond. Il réprima vite l'envie incontrôlable de se marrer quand elle le remarqua enfin, après avoir tout de même pris le temps de se faire un café. Café qui tomba au sol dans un bruit de verre explosé. « Vous êtes... ? » Seolchan se leva brutalement, faisant fuir le nouvel amour de sa vie, apparemment nommée Tac, qui courut se réfugier illico dans la meute. Il eut un petit sourire gêné. « Han Seol Chan, votre nouveau parrain. Enchanté. »

En disant cela, il avait bien remarqué la lueur d'agressivité dans ses yeux, propre aux animorphes en danger. Il la connaissait pour l'avoir vue une paire de fois, mais jamais il ne s'était potentiellement retrouvé devant un félin aussi imposant. « Je suis votre nouveau parrain, je devais arriver aujourd'hui. » Il s'avança d'un pas, avec le calme qui lui était propre et contempla la tasse de café détruite aux pieds de Sansa. « Je suis désolé, vous ne répondiez pas et la porte était ouverte. Je vais vous aider à ramasser. » Il franchit les derniers mètres entre eux, jusqu'à arriver à la muraille de chats, qui le regardaient avec leurs grands yeux menaçants, les mêmes que la maîtresse. A se demander s'ils n'allaient pas tous bondir dans la seconde.
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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Sam 19 Juil - 16:36


Il se lève avec précipitation, un petit sourire d'excuse gravé sur les lèvres. C'est qu'elle a presque l'air de le terroriser, vu les réactions nerveuses qu'il montre d'emblée. Et le pire, c'est que la miss est si habituée qu'elle ne s'en offusque même plus. C'est devenu courant, de faire attention à ses moindres mouvements dès qu'elle est dans la pièce. Enfin, au moins n'a t-il pas poussé l'affront jusqu'à reculer ou baisser les yeux. Là, elle aurait certainement été un peu blessée. C'est qu'elle est susceptible, cette gamine. Et qu'elle est surtout très fatiguée d'être considérée comme un monstre venu d'un autre monde, alors qu'elle n'est probablement pas l'animal le plus dangereux du coin. Cela dit, force est de constater qu'elle ne fait rien pour donner une image plus douce d'elle-même. Ainsi, lorsque le nouveau parrain se présente docilement et aimablement, la belle se contente de répondre d'un ton froid : « Je suppose que vous connaissez mon nom. Enchantée. » C'est qu'elle est sur la réserve, toujours. Pourtant, leur première rencontre a bel et bien été tout en douceur : dans les couloirs d'Elementary, alors qu'il semblait mal à l'aise, arrêté au beau milieu du couloir, elle lui avait demandé si tout allait bien et si elle pouvait l'aider. Puis, comprenant qu'ils se rendaient dans la même pièce, elle se souvient encore lui avoir tenu la porte, avec un petit sourire fasciné. Parce que fascinée, elle l'était déjà. C'est qu'il est beau, ce petit Han Seol Chan. Et pas qu'un peu. Exactement le genre qu'elle aime : des cheveux très noirs, un sourire qui sonne vrai et  communicatif, une voix douce, un regard enjôleur, et la timidité polie du type bien élevé blindé de principes.

Mais aujourd'hui, c'est différent. Parce qu'il est chez elle, dans son antre, dans sa caverne, dans son duplex design, peu importe le nom qu'on lui donne, à vrai dire. Et que pratiquement personne n'a jamais posé les pieds sur ce foutu sol depuis qu'elle a emménagé, il y a déjà quelques petites années maintenant. « Je suis votre nouveau parrain, je devais arriver aujourd'hui. » C'est bien beau tout ça, mais les parrains ne durent jamais très longtemps, avec Sansa. Généralement, elle parie intérieurement : « pas plus de trois heures pour cette jolie jeune fille ». Elle a le don pour mettre tout le monde dehors, et elle aurait préféré que Seol Chan ne subisse pas ça. Elle avait réellement d'autres projets pour lui ; si elle avait été une nana saine d'esprit, par exemple, elle aurait bien voulu d'une aventure entre eux deux. Malheureusement, elle est Ilang Sansa, l'éternelle traumatisée par la gente masculine, qui entretient son statut de célibataire endurcie depuis... trois ans maintenant. Peut-être qu'avec le temps, elle sera même en mesure de redevenir pucelle, soyons fous. « J'ai compris, que vous étiez mon nouveau parrain. Inutile de le répéter. » Et ça commence. Deux jours pour celui-là, il tiendra deux petits jours. Il aura au moins eu la chance de dormir dans un lit de milliardaire, juste une nuit.

Il s'avance, il n'est donc pas aussi tremblant qu'elle le croyait. Bon point. Le calme dont il fait preuve la séduit, immanquablement, et la voilà qui s'en veut d'être si dure. Mais c'est l'instinct qui parle, comme souvent chez les animorphes, et il le sait probablement. C'est son métier après tout, et il sait y faire. Métier de chien, de toute évidence. Elle se sait cause perdue, elle se sait future taularde, elle se sait échec écrit noir sur blanc dans le CV du jeune homme. Voilà pourquoi elle bondit littéralement lorsqu'il lui propose de l'aide ; elle se jette sur les morceaux de tasse avant lui, ramasse le tout en hâte, se rétracte immédiatement de l'autre côté de la cuisine, loin de Seol Chan, qui s'est effrontément rapproché. Les débris de vaisselle entre les mains, elle fait ce qu'elle sait faire le mieux (autrement dit, elle gueule) : « je n'ai pas besoin d'aide ! ». Presque tous les chats détalent dans la seconde, la cuisine est désertée. Ils savent qu'elle dérape à vitesse grand V, et tout le monde, ici, a une peur panique de la tigresse. Tigre de Sibérie, la plus grande sous-espèce qui soit. Et, en ce qui concerne Sansa, quelques 179 kg de muscles affûtés.

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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Mar 12 Aoû - 10:01


Le parrainage s'annonce sympathique. Sansa n'a rien à voir avec la jeune femme magnifique rencontrée dans le couloir. En moins d'une seconde, elle abandonne son agressivité excessive pour devenir un iceberg. « Je suppose que vous connaissez mon nom. Enchantée. » Ce n'est jamais évident. Il sait bien que peu de gens l'apprécient dès son arrivée. Il est celui qui rentre dans l'intimité, et qui, par sa seule présence rappelle que coucou, tu es incapable de te gérer tout seul. C'est alors toute une relation de confiance à bâtir. Parfois, c'est très rapide, Souvent, beaucoup moins. Surtout avec les animorphes, où la relation s'arrête à une stricte politesse et des sourires forcés, malgré la réussite évidente du projet. Ça n'a rien d'anormal, ils juste tiennent particulièrement à leur libre arbitre, et tant pis pour ceux qui se mettent en travers de leur route. Pourtant, à chaque nouvelle personne à aider, il s'obstine à penser que ça se passera bien dès le départ, qu'au moins une fois, il aura l'impression que sa présence est souhaitée. Et comme d'habitude, ça foire. « J'ai compris, que vous étiez mon nouveau parrain. Inutile de le répéter. » D'extérieur Seolchan a toujours l'air aussi calme qu'à son arrivée. Ses expressions ne changent pas, sa voix ne tremble pas. Rien, si ce n'est la manie presque imperceptible de se mordre le coin de la lèvre inférieure.

Il se rappelle ses cours, et ses mois de pratique, pour se rappeler que de toute façon, s'énerver ne mène à rien. Alors il ne bouge pas d'un millimètre quand Sansa se jette sur les morceaux de tasse et qu'elle les ramasse, seule. Ni quand elle migre à l'autre bout de la pièce pour s'éloigner de lui. C'est mal parti. C'est plutôt ironique comme situation. C'est elle la gamine effrayée, tigresse et tueuse à ses heures, tandis qu'il n'est que Seolchan, le pas très épais. D'habitude, sa corpulence aide à attirer la confiance : personne ne se méfie d'un mec qui s'envole au moindre coup de vent. Mais là, c'est différent, elle se positionne d'office comme s'il pouvait lui faire du mal. « Je n'ai pas besoin d'aide ! » C'est presque un hurlement déchirant. Les chats effrayés se sauvent ventre à terre vers toutes les cachettes disponibles. Certains lui rentrent dans les jambes avant de détaler, et il finit par en intercepter un pour de bon, qui se cache derrière lui. Seul le chat qui était sur l'épaule de la blonde semble totalement désintéressé par la situation. Pour toute réponse, Seolchan s'approche encore un peu et enjambe le reste de café. « D'accord, d'accord. Vous n'avez pas besoin de moi pour ramasser ça, ok. » C'est un moment plutôt étrange. Si elle ne se laisse même pas aborder pour une misérable tasse de café éclatée, régler son problème d'agressivité risque d'être comique. Et être obligé de la suivre h24 pendant plusieurs semaines, encore plus. Il ne fallait pas se laisser démonter. Peut-être que la situation ne serait pas si critique, s'ils arrivaient à parler calmement. « Hum, on a deux-trois choses à régler assez rapidement. Ce n'est pas hyper important mais... paperasse, c'est plutôt embêtant. Plus vite c'est fait, plus vite on est tranquille. Ce serait bien si on pouvait prendre cinq minutes, quand vous voulez. » C'est un test plus qu'une véritable contrainte administrative. Si elle propose de le faire, qu'importe le moment, la conversation sera plus facile a engager. Si elle se barre... elle se barre, et sa mission, qu'il devrait pouvoir remplir en quelques semaines, se transformera automatiquement en quelques mois. Fantastique.

En attendant la réponse, il ne détourne pas les yeux, continue de la regarder sans méchanceté, toujours avec son espèce de sourire rassurant, et enfin il prend le temps de la détailler. Elle reste plutôt jolie, même en vrac. Elle ne ressemble en rien au cliché de la coréenne de base, trop maigre, trop poupée de porcelaine. Sans doute qu'elle n'a rien de coréen, d'ailleurs. Ce ne serait pas surprenant, vu son accent très prononcé quand elle parle. Une chose marque Seolchan, qu'il n'avait pas remarqué avant, pourtant très visible. « Sansa, votre robe... » Robe joliment coincée dans son sous-vêtement, dévoilant à peu près tout ce qui ne l'était pas encore. C'est risqué de le lui faire remarquer, mais encore plus d'attendre qu'elle s'en rende compte d'elle-même, prenne mal le silence et se braque pour de bon.
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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Mar 12 Aoû - 16:40


Si ses mots n'étaient pas accompagnés de gestes, tout irait pour le mieux. Par exemple, s'il s'était contenté de déclarer « D'accord, d'accord. Vous n'avez pas besoin de moi pour ramasser ça, ok. » sans avoir eu la merveilleuse idée de s'avancer, peut-être aurait-elle trouvé la force de l'écouter à peu près calmement. A la place, elle s'était retrouvée d'autant plus plaquée contre le mur, sans réelle issue possible, la peur au ventre. Elle s'était souvent retrouvée acculée par un homme, et elle n'en gardait pas vraiment de bons souvenirs. Loin de là, à vrai dire. La boule d'angoisse dans sa gorge allait grossissant, et plus la peur montait, plus elle s'en voulait d'avoir peur ; autrement dit, plus elle se sentait minable, plus les mains qui tenaient le reste de la tasse voyait leurs ongles s'agrandir, s'épaissir, se courber et s’affûter jusqu'à devenir des griffes, et ce pour la deuxième fois de la journée déjà. « Hum, on a deux-trois choses à régler assez rapidement. Ce n'est pas hyper important mais... paperasse, c'est plutôt embêtant. Plus vite c'est fait, plus vite on est tranquille. Ce serait bien si on pouvait prendre cinq minutes, quand vous voulez. » Pour le coup, la tigresse resta sans voix. Signer des papiers, là, maintenant ? Mais qu'est-ce que ce type pouvait bien avoir dans la tête ? Est-ce qu'elle avait réellement l'air d'être disposée à accepter quoi que ce soit ? Elle en oublia presque son vouvoiement, au moment de lui répondre, l'air scandalisé : « Est-ce que ça vous semble être le bon moment pour demander ça ? » Elle se savait horrible, elle entendait la dureté de sa voix et s'en surprenait elle-même. Mais c'était soit ça, soit des plaintes minables d'animal terrorisé. C'était quand-même dingue, d'en arriver à avoir si peur des autres. Et des hommes, en particulier. Une femme, encore, elle s'en serait mieux sortie. Mais lui, non. Le plus affolant, c'était l'idée qu'il puisse la toucher. Juste la frôler suffirait à la rendre dingue. Elle avait un peu oublié quelle sensation ça faisait, un contact amical, un contact humain tout court, d'ailleurs ; mais au fond, c'était sûrement pour le mieux.

Et le pire était encore à venir. Comme si elle n'était pas déjà suffisamment agressée par un mâle inconnu sur son territoire, ce dernier s'empressa de lui faire remarquer un immonde détail : « Sansa, votre robe... » Elle baissa les yeux, pour découvrir ses jambes totalement exposées. En soi, pas de quoi s'offusquer : d'un point de vue vestimentaire, elle n'était jamais parvenue à abandonner ses habitudes de putain, et elle était donc toujours plutôt dénudée. Mais Seol Chan, elle n'avait jamais cherché à l'avoir comme ça. A vrai dire, elle avait été tentée de lui montrer autre chose, comme un aspect plus correct d'elle-même, pas celui de la pseudo salope intouchable. Et là, ce matin, elle avait tout foutu en l'air. « Mon Dieu, ô mon Dieu, mais quelle honte... » Par des gestes précipités, elle s'était attelée à tout remettre en ordre. Ce qui n'avait servi à rien, puisqu'elle restait tout de même vaguement débraillée, et tout à fait scandalisée. Complètement paumée, aussi, le mal de tête toujours bien présent, lendemain de soirée oblige... il ne lui restait plus qu'une solution pour s'en sortir à peu près dignement : fuir. Habituellement, elle choisissait l'affrontement, mais elle se voyait mal découper son nouveau parrain en morceaux pour une robe. Quoique, en y réfléchissait bien, elle avait attaqué le dernier parce qu'il avait eu le malheur de lui faire des avances... et si c'était marqué dans son dossier, elle pouvait rajouter une nouvelle honte sur la liste, déjà bien entamée, que Seol Chan devait avoir en tête.

Planquée dans la chambre, assise sur le lit comme une pauvresse, elle se lamentait donc en imaginant l'image pitoyable qu'elle venait de renvoyer au type qui s'était dévoué pour l'aider, et qu'elle trouvait potentiellement très craquant. En soi, pas de quoi en faire tout un plat, ce n'était pas la fin du monde ; pourtant, sa fierté démesurée avait été bien attaquée et hurlait de douleur. Deux minutes, cinq minutes, dix minutes. Elle restait prostrée, la tête dans les mains ; et lui devait attendre tout seul, dans la cuisine. Vive l'accueil, elle était décidément très agréable, comme fille. Et puis un geste, en tout cas elle en avait eu l'impression, comme s'il était en train de se rapprocher. Sans savoir pourquoi, au lieu de lui hurler de dégager, elle avait marmonné, les yeux rivés sur le sol : « j'ai été affreuse ». C'était la triste vérité, encore une fois ; personne n'avait réellement pu constater une quelconque tendresse de la part de Sansa, surtout pas dès la première rencontre, et ce depuis qu'elle était parvenue à sortir de son bordel.

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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Mar 12 Aoû - 18:45


Les choses ne vont pas dans le bon sens. Plus il avance et plus elle recule. Bientôt elle rentrera dans le mur, disparaîtra totalement. Sansa a terriblement peur de lui, c'est une évidence. Il est pourtant certain de n'avoir rien fait de mal, pas un geste brusque, pas un mot plus haut que l'autre, pas une once d'agressivité dans l'attitude. Rien d'autre que le Seolchan  habituel. Alors pourquoi ? Il n'y a pourtant rien de clair à se sujet dans le dossier. Forcément. C'est en aveugle qu'il va devoir trouver. Comme si ce n'était pas assez délicat. Il se recule d'un pas en voyant le corps de la demoiselle se déformer à nouveau. Il n'a pas peur, ou quoi que ce soit. Il ne cherche pas à se rassurer lui, mais à la calmer elle, tenter de lui montrer qu'il n'y a rien d'hostile. Il se décale même un peu, lui laisse le champ totalement libre. Chose inutile, puisque la demande un peu particulière du parrain la fait redescendre d'un coup. « Est-ce que ça vous semble être le bon moment pour demander ça ? » Il rit légèrement. Selon lui, ce n'est jamais le moment. Alors maintenant ou plus tard, la chose est faite.

S'en suit une quasi-crise d'hystérie lorsqu'elle remet sa robe. Paniquée pour rien, il a déjà vu des jambes, des cuisses, des-vêtements, bref. Et des filles en lendemain de soirée. « C'est pas grave ». Mais déjà elle se sauve. Soupir. Au moins la gêne plus qu'apparente sans autre solution que celle-ci s'évapore. Seolchan a l'impression de respirer à nouveau, ne s'étant pas rendu compte qu'il vivait en apnée depuis plusieurs minutes. Peu enclin à retourner guerroyer tout de suite, il cherche dans la cuisine immense de quoi essuyer sommairement le café. La cuisine est immense et magnifique, à l'instar du reste de l'appartement. Dommage d'avoir une aversion toute particulière pour ce qui se rapporte de près ou de loin à la nourriture. Le chat boudeur le regarde toujours avec son air d'éternel mécontent, stoïque sur le plan de travail, et d'office, il se prend d'affection pour lui. La bizarrerie du coup de cœur, direz-vous. Ainsi il embarque le chat moche dans ses bras, persuadé de s'être fait un nouveau pote, à défaut de sympathiser avec sa maîtresse. Il attend comme ça, debout dans le salon et le chat dans les bras, avant d'aller la retrouver. Pas moyen de la louper, elle est de retour sur le lit, la tête basse comme une enfant prise en faute. Alors il s'approche sans bruit, encore plus doucement que d'habitude, avant d'entendre un léger « j'ai été affreuse ». Nouveau sourire. Il regarde un moment sa pauvre cliente en train de se lamenter avant de tenter une approche. « Je peux m'asseoir ? » Il n'attend pas vraiment de réponse pour s'exécuter, à l'extrême bord du lit, loin d'elle.

Un autre moment se passe avant que Seolchan ne se décide à prendre la parole. « C'est relatif. De mon point de vue, ce n'est pas si affreux. » Le pire, c'est qu'il dit la vérité. Rares sont les gens heureux de voir débarquer un parrain. Loin de lui l'idée de s'offusquer du cas Sansa. Et puis elle n'a pas forcément tous les torts. C'est lui qui est arrivé trop silencieusement. « J'aurais dû attendre dehors, excusez-moi. Et je n'aurais pas dû vous faire remarquer, enfin... Pardon. » Il se concentre sur le chat, et sur les autres qui débarquent petit à petit. Il avait entendu les anciens parrains évoquer la future vieille au chat. Et devant toute la smala, il comprend enfin pourquoi. Celui sur ses genoux plante allègrement ses griffes de bonheur dans sa jambe. Il le pose sur le lit et se lève, presque désolé du silence. « Je peux repasser plus tard dans la journée, si vous préférez, on n'est pas à deux heures près. » Pourtant il ne bouge pas d'un pouce, espère une vraie réponse cette fois-ci. Juste quelques mots prononcés calmement, peut-être moins froidement que tout à l'heure. Peu importe, mais au moins qu'elle lui réponde. S'ils ne parlent pas, ils iront droit dans le mur.
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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Mar 12 Aoû - 19:09


Feelcat dans les bras, ça lui donne un air plus doux. Et déjà adapté à l'appartement, aussi. Comme si tout le monde, déjà, l'avait accepté. Elle est probablement la seule à l'avoir tant rejeté, ici. Les autres félins tournent déjà autour de lui, et la tigresse est là, à le regarder d'un air méfiant.  « Je peux m'asseoir ? » Elle s'apprête à dire que oui, pour essayer de se rattraper un peu, mais il agit d'office sans rien attendre de sa part. Pour le coup, la demoiselle est un peu froissée. Pour changer. Mais il se met loin et elle s'éloigne encore, pour compenser. Ça peut aller, elle peut tenir. Tant qu'ils ne se touchent pas, pas de raison d'être agressive. « C'est relatif. De mon point de vue, ce n'est pas si affreux. » Lueur d'espoir pour Sansa, qui relève immédiatement la tête, presque au point de demander « vraiment ?! ». Et puis elle a une petite pensée pour lui, se demande quel genre de personnes il a pu côtoyer avant. Quel travail de daube, au fond. S'en prendre plein la gueule toute la journée et devoir rester calme, toujours. Elle a un peu de peine, s'apprête à lui dire qu'elle va tenter de faire des efforts à l'avenir, dans la mesure du possible, lorsqu'il reprend la parole : « J'aurais dû attendre dehors, excusez-moi. Et je n'aurais pas dû vous faire remarquer, enfin... Pardon. » Adorable, vraiment trop adorable. Il est en train de l'attendrir, et elle est en train de sacrément l'apprécier. Ça l'avait déjà choquée, lors de leur première rencontre ; comment peut-on être aussi gentil, aussi serviable, aussi prévenant ? Il a même Feelcat sur les genoux, alors que tout le monde regarde habituellement ce pauvre petit comme un animal non identifié et répugnant. « Je peux repasser plus tard dans la journée, si vous préférez, on n'est pas à deux heures près. » Il se lève, elle bondit dans la foulée, prête à lui attraper le poignet pour le retenir. Les doigts de la tigresse se stoppent à quelques millimètres de la peau du parrain ; ne pas toucher, jamais, personne. Mais elle a réagit vite, s'est écriée « NON ! », a lancé un regard suppliant.

Elle imagine déjà la surprise dans le regard de Seol Chan. Surprise qui restera probablement longtemps, parce que la belle n'a pas l'intention d'avouer que oui, il lui arrive de désirer une compagnie un peu plus bavarde que celle des chats. Elle a toujours fait figure de solitaire, et au fond c'est certainement ce qu'elle est réellement. Mais quand-même, parfois le silence devient pesant. Et c'est bien pour ça qu'il est là, aussi, non ? Pour la faire parler, et l'écouter. Tout du moins elle l'espère de tout cœur, parce que c'est une chose dont elle a énormément besoin. « Je m'en veux déjà suffisamment de vous avoir laissé si longtemps, ce matin, hors de question de vous demander de repartir... j'aurais du me souvenir de la date du rendez-vous, ne pas me bourrer la gueule hier soir, vous accueillir... et puis je devrais arrêter de laisser la porte ouverte aussi, je suis vraiment idiote, je sais que la bâtiment est haut de gamme mais quand-même, y'a tellement de trucs à voler ici, je suis vraiment une petite conne inconsciente quand je m'y mets... » Et elle continue de s'accabler en bonne et due forme pendant quelques secondes encore, comme elle sait si bien le faire, jusqu'à s'apercevoir qu'elle doit sacrement l'ennuyer, ce nouveau parrain qui va devoir la supporter des semaines entières. Paix à son âme, vraiment.

Alors elle se lève, file devant un miroir, s'arrange rapidement. Il reste le maquillage de la veille, qui tient toujours pas miracle, tout du moins un peu : les faux-cils sont en place, le trait d'eye liner aussi, et c'est le principal. Un coup de peigne rapide, puis elle se lance à la recherche de sous-vêtements propres. Rien à faire, elle se sent toujours en vrac, et ose donc demander : « Vous m'accordez cinq minutes pour une douche ? Et après je vous fait un café, comme si de rien n'était ? Faites comme chez vous en attendant ? » Elle est tellement hésitante que toutes ses phrases semblent terminées par un point d'interrogation, même lorsqu'elles ne devraient pas l'être. M'enfin, il ne lui en voudra pas, il est trop gentil pour ça. D'ailleurs... « Au fait, vous êtes vraiment trop aimable. Sérieusement, proposer de ressortir ? Et qu'est-ce que vous auriez fait, pendant ces deux misérables heures ? Vous allez vous faire bouffer, monsieur Seol Chan. » Et oups, encore un truc qui pourrait être mal interprété. D'un air catastrophé, elle embraye pour essayer de minimiser les dégâts : « Pas par moi, c'est pas ce que je voulais dire ! C'était pas une menace ni rien, c'était... mais quelle conne, apprenez-moi à me la fermer, pitié... »

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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Mar 12 Aoû - 22:02


Ce n'est plus de la surprise. A ce niveau, c'est plutôt un arrêt cardiaque. Il ne cherchait pas spécialement de réaction, cette fois. Mais la tigresse a bondi. Rien de si effrayant, finalement, juste une surprise extrême qui subsiste alors qu'elle en est presque à lui attraper le poignet. Presque seulement, elle se stoppe à quelques centimètres. Ce n'est pas si mal, en tenant compte de sa peur dans la cuisine. Seolchan lâche un léger sourire quand elle essaye de parler. « Je m'en veux déjà suffisamment de vous avoir laissé si longtemps, ce matin, hors de question de vous demander de repartir... j'aurais du me souvenir de la date du rendez-vous, ne pas me bourrer la gueule hier soir, vous accueillir... et puis je devrais arrêter de laisser la porte ouverte aussi, je suis vraiment idiote, je sais que la bâtiment est haut de gamme mais quand-même, y'a tellement de trucs à voler ici, je suis vraiment une petite conne inconsciente quand je m'y mets... » Le moral remonte. Ce n'est pas si mal parti. Ou du moins, ce n'est pas désespéré. Elle parle pour s'enfoncer, certes, mais elle parle. Et c'est justement le genre de choses que le parrain doit entendre, pour réussir à prouver le contraire. Cerner le problème d'abord et ensuite trouver la solution. Et avant tout ça, sortir d'une situation potentiellement gênante. « Il n'y a aucun problème, ce n'est pas si grave. » Mais Sansa n'écoute rien, elle manie la pelle qui sert à l'enterrer un peu plus, encore et encore. Il la regarde simplement, attend qu'enfin elle s'arrête.

Quand c'est le cas, c'est pour tenter de se rattraper devant le miroir. « Vous m'accordez cinq minutes pour une douche ? Et après je vous fait un café, comme si de rien n'était ? Faites comme chez vous en attendant ? » Un hochement de tête approbatif et il commence à s'évader pour la laisser tranquille, toujours avec le chat-mutant lové dans ses bras, ronronnant allègrement. « Au fait, vous êtes vraiment trop aimable. Sérieusement, proposer de ressortir ? Et qu'est-ce que vous auriez fait, pendant ces deux misérables heures ? Vous allez vous faire bouffer, monsieur Seol Chan. » Monsieur Seolchan ? C'est nouveau ça. Mais ce qui attire son attention, et son fou-rire, c'est son rapport à la bouffe. Plutôt bien venu de sa part, étant donné sa tendance à planter ses crocs facilement dès qu'une tête ne lui revient pas. Il devrait avoir peur, mais il n'y arrive pas en voyant ce bout de femme en train de se démener pour rattraper sa bêtise. « Pas par moi, c'est pas ce que je voulais dire ! C'était pas une menace ni rien, c'était... mais quelle conne, apprenez-moi à me la fermer, pitié... » Le parrain se calme doucement, et reprend sa place de gentil parrain poli en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Que voulez-vous, même le rire est contrôlé. Ça en ferait presque peur. « Excusez-moi. Me bouffer ne serait pas intéressant, il n'y a pas grand chose à prendre. » Et en même temps il montre son petit bras pour confirmer ses dires. « Mon travail, c'est de vous faire parler, pas de vous faire taire, vous comprenez ? » Dernier sourire, et s'en va pour de vrai dans le salon.

Faire comme chez soi quand on n'y est pas, c'est loin d'être évident. Alors Seol tourne en rond, explore distraitement l'appartement où il va devoir vivre. Le sien n'en fait pas la moitié. La seule chose qui lui semble à peu près familière, c'est la collection impressionnante de livres de collection de la demoiselle. C'est bien, ça fera de quoi parler. Il se passionne pour les titres et les auteurs, ose sortir un précieux de son emplacement pour le feuilleter. Le tout avec précaution. Ce n'est pas à lui qu'il faut apprendre la valeur des livres. Il sursaute en entendant des portes s'ouvrir et se refermer. Déjà. Il retourne près de son sac et attend dans la même position qu'à son arrivée, debout. Une masse de chats s'est agglutinée à ses pieds et quémande sans doute la nourriture promise plus tôt par la maîtresse. « Ca va mieux ? » Il ne voit pas Sansa, mais il l'entend se rapprocher -être animorphe boule de poils à certains avantages pour les sens. « Est-ce-que vous avez prévu quelque chose aujourd'hui, ou est-ce-qu'on a un peu de temps devant nous ? Peut-être qu'on pourrait parler un peu de ce matin, non ? » Il y a deux solutions : lancer une conversation bateau et s'enfermer dans des banalités, ou se lancer directement dans le vif du sujet. En général, la deuxième option passe. En général.
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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Jeu 14 Aoû - 23:28


Fou-rire discret, comme calculé. Cet homme est donc incapable de se laisser aller à quelque chose d'un peu naturel ? Si c'est pour devenir un tel robot, Sansa préfère encore passer son tour et rester le fauve qu'elle est actuellement. Il semblerait que même les fameux parrains d'Elementary ne soient pas parfaits, après tout... d'ailleurs le voilà qui se calme déjà : « Excusez-moi. Me bouffer ne serait pas intéressant, il n'y a pas grand chose à prendre. » Est-ce qu'il a bien dit « bouffer » ? Venant de lui, elle en est presque choquée : l'Homme Sain Et Parfait serait donc capable de jurer... malgré cette remarque intérieure et quelque peu acide, Sansa doit s'avouer conquise par la réaction qu'a eue le jeune homme. Elle se met même à sourire en posant les yeux sur ses muscles – parce que oui, il en a, mais taillés dans la longueur. « Mon travail, c'est de vous faire parler, pas de vous faire taire, vous comprenez ? » Et il s'en va là-dessus, la laissant méditer sur cette dernière jolie phrase. La faire parler... est-ce qu'il se prend pour un psy ? Parce que si tel est le cas, il est tombé sur la mauvaise personne : ces trucs là n'ont jamais fonctionné sur Sansa, l'éternelle muette dès lors que la question des sujets importants est évoquée. Elle hurle un « bonne chance ! » avant de s'engouffrer dans la salle de bain, le laissant faire sa vie dans le salon.

Douche, shampoing, crèmes en tout genre, brossage de dent intensif et maquillage lourd : il lui faut bien une heure complète pour parvenir à se plaire un minimum. Et encore, en se dépêchant à mort. La préparation de Sansa, il faut le voir pour le croire : un vrai ravalement de façade, et la nana qui sort de la pièce n'a plus rien à voir avec celle qui y est entrée. Et lorsqu'elle en sort, justement, c'est pour retrouver un Seol Chan positionné exactement au même endroit qu'à son arrivée, et dans la même position. Oh, Dieu... va-t-il falloir qu'elle l'ouvre pour vérifier qu'il n'est pas formé de fils et de puces en tout genre ? Programmé de bout en bout ? « Ça va mieux ? » Encore une fois désarmée par sa gentillesse, elle s'en veut de nouveau d'avoir pensé de telles choses sur lui : elle aurait clairement pu tomber sur pire, ça, c'était sur. Au moins, Monsieur Seol Chan est bien élevé, semble bourré de principes respectueux, fait preuve d'intelligence et de calme lorsqu'il le faut... ça lui irrite la langue rien qu'à l'idée de le prononcer, mais il lui plaît plutôt pas mal. Ce qu'elle trouve plutôt dangereux, à vrai dire... parce qu'elle n'a aucunement l'intention de craquer avec lui. « Est-ce-que vous avez prévu quelque chose aujourd'hui, ou est-ce-qu'on a un peu de temps devant nous ? Peut-être qu'on pourrait parler un peu de ce matin, non ? » Parler de ce matin ? Elle n'en crève pas vraiment d'envie, non. Au contraire, elle aimerait oublier tout ça ; et d'ailleurs dans son esprit, cette date restera sous le signe de l'humiliation. Premier contact avec l'Homme De La Dernière Chance : en sous-vêtements, soyons fous ! Argh, rien que de devoir y penser, ça la rend malade. Alors elle laisse traîner les choses en longueur, fait le café au lieu de répondre.

Le silence est certainement oppressant pour Seol Chan, mais il ne l'est pas pour elle : elle repousse le moment fatidique des explications. Enfin, il doit probablement déjà s'estimer heureux de ne pas avoir eu droit à une nouvelle crise... elle pose enfin la tasse de café devant lui, lui fait signe de la main pour qu'il s'installe sur l'une des chaises hautes positionnées face au mini-bar qui sépare la cuisine du salon – et qui fait office de salle à manger, accessoirement. « Rien de prévu pour aujourd'hui, à part décuver. Et ce sera comme ça tous les jours. Je ne travaille pas, je ne sors pas en dehors des soirées. Je refuse tout couvre-feu et je veux boire comme je veux, taper autant que je peux. Pas la peine d'essayer d'installer des règles là-dessus. » Voix tout à fait douce, sourire aimable sur le visage : Sansa n'a pas l'intention d'être particulièrement détestable, mais elle tient tout de même à se faire comprendre. Et vite. La miss n'a jamais eu l'intention de changer son mode de vie ; entrer dans les rangs pour jouer la petite fille sage la rendrait malade et sonnerait terriblement faux. « Autres chose dont vous vouliez parler ? » Petit sourire satisfait cette fois, parce qu'une fois encore elle va parvenir à s'imposer comme elle l'a toujours fait. A moins que le petit parrain ne décide soudainement de faire ses preuves et de prouver que derrière ce corps maigre se cache un fort tempérament... mais c'est très peu probable et elle le sait. Déjà parce que, et cela n'a pas vocation à être méchant, il ne semble pas avoir le fort tempérament en question, ensuite parce qu'ils repartiraient sans aucun doute dans un nouveau face à face... et on choisit toujours la solution de facilité, pas vrai ?  

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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Ven 15 Aoû - 22:29


Le silence aurait pu être gênant. Vraiment. Il n'y a rien de pire que deux personnes dans la même pièce, qui s'ignorent délibérément.  Encore plus quand l'une d'elle attend au beau milieu du salon. Il n'en est rien, Seolchan n'a jamais eu le moindre problème avec l'absence totale de conversation. C'est probablement mieux pour lui, habitué aux blancs de ce genre. Et puis pendant ce temps il réfléchit. Il n'y a pas besoin d'études pour voir que Sansa ne sera absolument pas réceptive à ce qu'il veut et peut lui apporter. En témoigne le léger « bonne chance » lancé avant qu'elle aille prendre sa douche. Son aplomb s'est tout de même envolé au moment où il a demandé une vraie conversation. Prévisible, mais pas moins frustrant pour le parrain. Alors il attend qu'elle se décide, toujours calmement, tandis qu'elle se démène à faire le café. Il a déjà la légère impression d'être de trop,  malgré tout. Sensation renforcée par les yeux scrutateurs de l'armée féline, qui semble attendre comme lui la suite des événements. Cela ne tarde pas à arriver, puisqu'un simple signe indique à Seolchan de venir s'asseoir au mini-bar. C'est le genre de signe qu'il n'aime pas, celui que seuls les dominants font. Il s'exécute quand même, après avoir posé le chat-monstre sur le canapé -sur lequel il s'étale lamentablement- et la rejoint. Merci de rigueur, et à peine quelques secondes pour profiter de la chaleur et de la caféine que la tigresse se lance. « Rien de prévu pour aujourd'hui, à part décuver. Et ce sera comme ça tous les jours. Je ne travaille pas, je ne sors pas en dehors des soirées. Je refuse tout couvre-feu et je veux boire comme je veux, taper autant que je peux. Pas la peine d'essayer d'installer des règles là-dessus. » Le sourire du garçon s'agrandit au fur et à mesure des revendications de la demoiselle. Elle croit au père-noël. Et elle le prend pour un idiot. Sa douceur presque mielleuse est désagréable à souhait, l'hypocrisie trop perceptible. Un peu plus et il en serait vexé. Le plus amer est tout de même son air suffisant après lui avoir demandé s'il y avait un autre sujet à aborder. C'est officiel, elle le prend vraiment pour un con.

Il ne répond pas tout de suite, savoure un instant son café, chose quasi-divine, et surtout seule chose ingérée depuis un ou deux jours. Plus moyen de s'en souvenir. Ca craint, venant d'un mec censé montrer une vie saine et sans reproches. S'ils savaient, tous, qu'il n'y a pas grand chose de bon dans son mode de vie. Sa crédibilité en prendrait un coup, et ses parrainés s'en serviraient certainement les jours où ils où ils décideraient qu'ils n'ont pas besoin d'aide. Peut-être serait-ce aussi le cas de Sansa, d'ailleurs, il n'y aurait rien de réellement surprenant. «  Résumons les faits. Vous sortez. Vous buvez. Vous vous droguez. Vous perdez le contrôle. Vous blessez des gens. Et ce n'est pas la peine d'instaurer des règles là-dessus ? Ça me semble nécessaire à partir du moment où c'est très lié au problème, vous ne pensez pas ? Mais soit, d'accord, pas de règles. Montrez-moi par vous-même que vous n'en avez pas besoin. » Le tout dit très distinctement, calmement, et sans l'air mielleux que Sansa se plaît à prendre. Il n'y a même plus une trace de sourire nulle part, juste un Seolchan qui la regarde fixement, et qui comprend qu'être agréable, c'est de la merde. Ce n'est pas une perte de patience, juste une remise en cause de plus de ses convictions de bisounours. Encore à se mordre le coin de la lèvre, et plus de café pour se reconcentrer. « Il y a d'autres choses, oui. Et même beaucoup. La cohabitation, le résumé de votre situation, la durée théorique de ma présence et ce que l'on doit faire ensemble, une leçon de morale rébarbative, ou pourquoi pas ne serait-ce qu'une conversation normale en restant agréable plus de trente secondes, pour commencer. Choisissez. » C'est triste, mais il n'attend rien. Pas de coopération, pas d'amabilité, rien à part de la froideur, ou au contraire, de l'énervement. Il repense aux griffes à la place des ongles, aux pupilles resserrées. Il n'en a pas peur, mais il n'a pas pour autant envie de les revoir. Mais c'est sans doute trop demander, avec une fille comme elle.
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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Mar 19 Aoû - 2:01


Café servit, instant de répit ; le parrain savoure le tout quelques secondes, et elle aurait préféré qu'il continue à boire sans piper mot plutôt qu'il reprenne la parole de si tôt. « Résumons les faits. Vous sortez. Vous buvez. Vous vous droguez. Vous perdez le contrôle. Vous blessez des gens. Et ce n'est pas la peine d'instaurer des règles là-dessus ? Ça me semble nécessaire à partir du moment où c'est très lié au problème, vous ne pensez pas ? Mais soit, d'accord, pas de règles. Montrez-moi par vous-même que vous n'en avez pas besoin. » Dans l'ensemble, oui, c'est ça, les faits sont correctement résumés, bien que rendus de manière très caricaturale. Pour un mec qui ne la connaît pas, on peut dire qu'il sait ce qu'elle fait de ses nuits ; le dossier doit être joliment garni et elle déteste d'office ces idiots bouts de papier. Réduire sa vie à une histoire de produits illicites, après tout ce qu'elle a traversé, lui semble carrément insultant. D'autant plus que les coupures de journaux étaient affreusement détaillées, et n'ont épargné personne sur les choses qui lui avaient potentiellement été faites – curiosité morbide des lecteurs, bien loin de la vérité cependant. Seol Chan sait tout cela, et c'est terriblement dégradant ; encore une fois, elle choisit de dévier la discussion : « Oh, si c'est ça qui vous inquiète, rassurez-vous : je sais aussi perdre le contrôle tout en étant parfaitement sobre, aucun problème ! » Elle sait qu'elle est énervante au possible mais pour le coup, peu lui importe. Et pour cause : la tournure que prennent les événements lui déplaît fortement. Non seulement parce que Seol Chan est en train de lui démontrer par a + b quel genre de fille abjecte elle est, mais aussi parce qu'il tente déjà d'imposer ses propres lois sans aucun respect pour les avertissements de la demoiselle. Or, elle est toujours chez elle, jusqu'à preuve du contraire. Et personne, au jour d'aujourd'hui, ne serait capable de lui donne des ordres. Alors certes, il s'y prend bien. On voit qu'il a commencé à analyser les réactions de la tigresse et qu'il cherche le meilleur moyen pour faire passer ses recommandations sans qu'elle ne bondisse. Mais ça ne marche pas, avec elle : il lui rappelle vaguement un soigneur qui chercherait à l'endormir pour lui planter une seringue dans le corps aussitôt fait. Elle se fiche de guérir, après. Tout ce qu'elle souhaite, c'est conserver le réflexe le plus humain qui soit : fuir la douleur.

Le pire, c'est probablement cet air qu'il prend, de détachement et de froid total. Elle a envie de hurler qu'elle est humaine, pas un simple cas psychiatrique comme on peut en lire dans des bouquins durant ses études. Elle est sûre que dans la tête du parrain, c'est ainsi qu'il pense à elle : le cas Sansa. Cette idée n'aide pas vraiment à rendre la tigresse plus agréable, bien au contraire. La tension monde, comme toujours avec elle, et elle cherche à se contenir le plus longtemps possible car elle se souvient qu'elle a déjà explosé une première fois dans la journée. « Il y a d'autres choses, oui. Et même beaucoup. La cohabitation, le résumé de votre situation, la durée théorique de ma présence et ce que l'on doit faire ensemble, une leçon de morale rébarbative, ou pourquoi pas ne serait-ce qu'une conversation normale en restant agréable plus de trente secondes, pour commencer. Choisissez. » Pour commencer, elle ne veut pas de sa conversation normale qui implique de verser dans le niais. Et puisqu'il lui laisse le choix, elle compte bien éviter cette option-là à tout prix. Elle ne s'en sent pas capable, pas alors qu'il lui rappelle l'échec qu'elle est chaque fois qu'elle le voit. Il est là pour la contrôler, ou la punir, ou encore la rabaisser ; peu importe laquelle de ses mentions est la plus justifiée, puisque toutes sont négatives. « J'évince la dernière proposition d'office. En revanche la leçon de morale rébarbative me plaît assez : je me tais, vous blablatez, et je fais semblant de vous écouter et de vous comprendre. C'est parti, j'attends. » Sur ces bonnes paroles, Sansa s'assoit plus confortablement, prends ses aises, sirote son café comme elle l'aurait fait sur un transat au bord d'une piscine et étouffe difficilement un bâillement. Si elle avait été à la place de Seol Chan, elle se serait probablement levée, aurait saisi sa chaise et l'aurait balancé à travers la pièce, par pur agacement ; mais la vie est ce qu'elle est et leurs places respectives sont ce qu'elles sont.

En attendant cette fameuse leçon, la tigresse ressasse les précédentes paroles de son parrain. Le résumé de votre situation... ça aussi, elle trouve que c'est assez insultant. Et encore une fois, elle ne tolère pas que l'on parle d'elle comme d'un cas clinique. La durée théorique de ma présence, a t-il dit... alors ça y est, elle a théoriquement un nombre de jours défini pour rentrer dans les rangs, maintenant ? Sansa n'y tient plus : sa main part à toute vitesse, attrape le col de chemise de Seol Chan et le tire vers elle, provoquant au passage la chute de sa chaise. « Cohabitation ? Je ne veux plus vous croiser chez moi, vous n'avez qu'à vous fondre dans les murs. Durée ? Dégagez dès que vous en aurez l'occasion. Ma situation ? Quelle situation ? Qu'est-ce que vous savez de moi, au juste ? Dans tous les cas, je suis sûre que vous y avez pris un plaisir malsain, sous vos airs de bon samaritain. Ne me faites pas croire que vous êtes un homme qui agit par pur altruisme, mon corps a vérifié qu'aucun homme n'était désintéressé. Je sais que vous n'êtes pas plus clean qu'un autre. » Dans les derniers temps, elle l'a attiré plus proche d'elle, de quoi planter son regard acéré dans le sien et lui cracher ses paroles au visage. Et à peine son discours est-il terminé qu'elle relâche Seol Chan, sans douceur aucune.

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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Jeu 21 Aoû - 0:00


Il aimerait savoir ce qu'elle a dans la tête. Sincèrement. Il envie tous ces dégénérés capable de sonder la moindre pensée en un regard. Il pourrait agir plus facilement, arrêter de la mettre en colère. Pour être honnête, Seolchan ne sait pas vraiment quelle technique adopter. La gentillesse lui fait peur, la distance la rend insolente et menaçante. Il n'a absolument rien fait pour ça. La plupart des gens se contenteraient de gueuler un bon coup et de se barrer dans la seconde. C'est contre ses principes, d'une part. Il est là pour aider Sansa, et la patience doit être sa plus grande alliée. D'autre part, il s'est engagé. Si lui s'en va, c'est la fin pour elle. Plus personne ne voudra prendre -ou perdre, c'est selon- du temps.  Et puis, il est du genre idéaliste, à chercher le bon dans chaque personne sur cette terre. Le seul problème, c'est qu'elle fait tout pour cacher le positif, alors qu'ils n'ont encore rien commencé, et qu'elle n'a de toute façon plus rien à perdre. Hormis tenter de le faire fuir, il a compris. « J'évince la dernière proposition d'office. En revanche la leçon de morale rébarbative me plaît assez : je me tais, vous blablatez, et je fais semblant de vous écouter et de vous comprendre. C'est parti, j'attends. » La preuve est là, elle rejette d'office ce qui pourrait leur profiter, à l'un comme à l'autre, pour se concentrer vers une source de conflits. Soit. S'ils doivent avancer comme ça, parfait. Il se fera punching-ball jusqu'à ce que, ô joie, elle se décide à mûrir. Cette idée ne lui a jamais fait peur outre-mesure. Il ne relève même pas le bâillement faussement étouffé de la blonde. Encore et toujours de la provocation. « C'est demandé avec tellement de bienveillance, ce serait dur de refuser, pas vrai ? Le plan me plaît. Comme ça me saoule de faire la morale et que vous n'écoutez rien, je peux parler d'autre chose sans problème. »  Elle est déjà ailleurs, c'est formidable.

Il reste silencieux, profitant d'une probable trêve. De courte durée cependant, puisqu'avant d'avoir le temps de vraiment comprendre, il se retrouve attiré vers Sansa, une grande pression sur le col. C'est fou comme la colère donne de la force aux gens. A croire que ce n'est plus une jeune fille qu'il a devant lui, c'est dieu sait qu'elle bête sauvage aux muscles d'acier. Il en a la respiration coupée. Pour de vrai. Le choc de son ventre contre le rebord du bar fait un mal de chien. Seolchan ferme les yeux une demie seconde avant de se ressaisir. Ne rien montrer, ne surtout rien montrer. Sûr que l'intérieur de sa lèvre est en sang, maintenant que la contrariété atteint son maximum et que ce réflexe immonde de mordre ne s'est pas miraculeusement éclipsé. « Cohabitation ? Je ne veux plus vous croiser chez moi, vous n'avez qu'à vous fondre dans les murs. Durée ? Dégagez dès que vous en aurez l'occasion. Ma situation ? Quelle situation ? Qu'est-ce que vous savez de moi, au juste ? Dans tous les cas, je suis sûre que vous y avez pris un plaisir malsain, sous vos airs de bon samaritain. Ne me faites pas croire que vous êtes un homme qui agit par pur altruisme, mon corps a vérifié qu'aucun homme n'était désintéressé. Je sais que vous n'êtes pas plus clean qu'un autre. » Il ne détourne pas les yeux quand elle insiste sur la colère de son regard, attend simplement qu'elle le lâche. Elle est de la famille des impatients, qui ne peuvent pas rester indéfiniment sans bouger. Lui si. Il a raison, puisqu'elle lui rend sa liberté en peu de temps. Son premier réflexe est de passer sa main sur son ventre, histoire de faire un devis des potentiels dégâts. Bingo. D'ailleurs, il sent bien le bleu en formation quand il ramasse le tabouret. « Asseyez-vous. Tout de suite. » Au début, c'était cordial. Après, c'est devenu froid. Maintenant c'est dur, plus vide encore que précédemment, sans appel.

Il en fait autant, comme si rien ne s'était produit. Il garde le silence longtemps. Non, il attend. Il guette une autre réaction démesurée, un autre accès de violence. Et rien ne vient. Tant mieux, ses forces, ainsi que sa patience, se font la malle à vitesse grand V. « C'est pas de chance, on va devoir se croiser. Pire, on va devoir se parler. Toutes vos tentatives là, elles sont pas mal, mais ça ne suffira pas à me foutre dehors. Et je ne bougerai pas tant que je trouverai ça nécessaire. Et rangez vos remarques, ce n'est pas pour alimenter je ne sais quel plaisir glauque. Qu'est-ce-que ça ferait, que je reste là par altruisme ? Ca briserait les espoirs de me faire passer pour un monstre ? Vous ne savez rien de moi non plus, Sansa. Vous ne connaissez pas mes motivations, ma façon de penser, vous ne savez pas si je suis quelqu'un de « clean » ou non. Vous n'avez absolument aucun moyen de me juger.  A l'avenir, on se contentera, pour moi de mon dossier et de vos paroles, pour vous de ce que j'aurai éventuellement envie de vous dire. » Une fois de plus, le ton est sec. Seolchan s'avance un petit peu, à la manière de Sansa, pour trouver son regard une fois de plus. Pas de contact physique inutile cette fois, tout de même. Pas d'agressivité non plus. « Et je vous prierai de ne plus jamais me toucher. » Sourire revenu, voix douce et ton mielleux également. Ce n'est pas un avertissement ou une une quelconque menace, juste la toute première règle de leur nouvelle cohabitation.
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MessageSujet: Re: I am a soldier on my own, I don't know the way   Lun 25 Aoû - 0:37


Ce qu'elle fait est minable, elle le sait. Seol Chan ne lui a rien fait. Il ne mérite pas ça, diraient certains. Elle s'acharne vraiment trop, diraient d'autres. C'est que sa vie est en jeu, tout de même. Hyperbolique ? Du tout. Sansa s'est battue pour sa liberté, son indépendance, toutes ces choses qui la maintiennent en vie, précisément ce qu'Elementary veut lui retirer. Du contrôle ? Elle s'en fiche, elle ne veut pas suivre aveuglément, elle n'en serait pas plus heureuse. Le problème est ailleurs, et elle ne souhaite pas remuer le couteau dans la plaie. « C'est demandé avec tellement de bienveillance, ce serait dur de refuser, pas vrai ? Le plan me plaît. Comme ça me saoule de faire la morale et que vous n'écoutez rien, je peux parler d'autre chose sans problème. » Oh que oui, il s'en prend vraiment plein la gueule, le parrain. Il se défend comme il peut, il fait de son mieux, mais la tigresse sait bien combien elle est en train de le pousser à bout. Elle est sur le point de réussir : il va partir et la laisser. Dernier éclat, dernier geste pour le faire craquer, violence soudaine. Elle s'attend à ce qu'il s'en aille ventre à terre, qu'il se tire loin de cet appartement de malheur. Mais il reste. Il fait face au cas Sansa, et il reste. Elle ne comprend pas. Lorsqu'il lui demande de s’asseoir, elle s’exécute, abasourdie. Elle ne sait pas au juste ce qu'il est en train de faire. Se jeter dans la gueule du loup, peut-être. Cet homme est suicidaire, voilà pourquoi il a été envoyé ici, en tant que dernière chance avant le néant... instinctivement, elle lance un coup d’œil vers le ventre de Seol Chan. Elle sait, au fond d'elle, pouvoir faire preuve de trésors de douceur. Si leur relation était autre, elle serait déjà en train de s'excuser, et d'embrasser le bleu en formation pour se faire pardonner. Mais ce côté là, personne ne l'a jamais ne serait-ce qu'aperçu, et elle se doute que probablement, personne ne le contemplera jamais.

Silence prolongé, encore. Elle est comme vidée de toute énergie, elle n'est plus en mesure de bouger ni même de faire ou dire quoi que ce soit. La tempête est terminée, tout du moins pour quelques secondes d'accalmie. Elle ne sait pas quoi rajouter, elle a envie de partir. Fuir encore... mais le voilà qui entame de nouveau la conversation, reprend la parole : « C'est pas de chance, on va devoir se croiser. Pire, on va devoir se parler. (...) A l'avenir, on se contentera, pour moi de mon dossier et de vos paroles, pour vous de ce que j'aurai éventuellement envie de vous dire. » Longue tirade, elle a rarement entendu autant de mots d'un coup. C'est que si elle n'a pas l'habitude de parler, elle n'a pas non plus celle d'écouter... le ton fait froid dans le don, il sonne de manière dégueulasse. Le contenu est pire. Il ne veut pas dégager, qu'il clame. Sansa s'effondre. Elle est à bout d'idées, elle ne sait plus quoi faire pour qu'il la laisse. Encore une histoire de liberté, bien sur, et puis autre chose... le protéger. Elle se rappelle de ce poème, qu'elle a lu lorsqu'elle était encore prostituée, et qu'elle s'est fait tatouer sur la peau dès qu'elle est parvenue à sortir du cauchemar : don't come any closer. People like me are bombs. When our time is up, we will splatter loss all over your walls in angry colors that make you wish your doorway never learned our name. Une bombe, c'est ce qu'elle est. Un danger potentiel pour tout ceux qu'elle côtoie. Lorsqu'elle croisait ce genre de raisonnement dans un livre, avant, elle riait doucement. Mais c'était avant qu'elle ne comprenne quel genre de tempête elle est. Don't fall in love with people like me. We will make you think hurricanes are gentle, that pain is a gift... et il est adorable, Seol Chan. Elle voudrait éviter de le blesser. Surtout qu'elle a bien remarquer la réaction qu'il a eue, à leur première rencontre. Ce réflexe typique du coup de foudre, l'arrêt sur image... elle voudrait changer pour lui, lui donner une chance, se donner une chance, qu'ils vivent une belle histoire. Elle crève d'envie de croire à ce qu'il dit, lorsqu'il évoque l'homme bien qu'il est, le fait qu'il soit désintéressé, qu'il veuille réellement son bonheur. Si elle pouvait, elle lui ferait la promesse de faire des efforts pour lui... mais elle se souvient de la suite du poème : we will never learn how to be soft.

Il lui demande de ne plus le toucher, elle comprend qu'elle ne doit plus jamais l'approcher, elle aimerait que ce soit possible. Qu'il parte, maintenant... « Vous ne comprenez pas. » Toute la détresse du monde dans la voix de Sansa : elle se prend la tête dans les mains, fixe le bar d'un regard morne, l’œil définitivement éteint. « Vous me faites mal. » Elle s'arrête un peu, principalement parce qu'elle sent les larmes monter, et qu'elle ne veut pas se laisser aller devant lui. « N'essayez pas. Si j'avais pu quitter la violence, je l'aurais fait de moi-même. Si j'avais pu parler, je l'aurais fait de moi-même... je vous en supplie n'essayez pas, vous me faites mal. » La réaction n'est probablement pas celle qu'il attendait. Pas de colère, de hurlement, juste du désespoir maladroitement noyé dans de la fierté. Elle pose ses mains bien à plat sur le bar, pour tenter de se calmer totalement. Et lentement, elle relève les yeux jusqu'à rencontrer ceux de son parrain. « Je vous le demande posément, respectueusement, après mûre réflexion... partez, ou laissez-moi partir. » Comme il ne réagit pas, elle prend la liberté de se lever, lentement, doucement. Remettre le tabouret en place avant de quitter la pièce. Prendre un manteau, enfiler des talons pour s'en aller. Puis tourner le dos. Avec les dernières phrases du poème, gravées dans la peau : we will leave. We always do.

_________________
oh, just beat it...
You have to show them that you're really not scared : you're playin' with your life, this ain't no truth or dare. They'll kick you, then they beat you, then they'll tell you it's fair.
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